Oui mais pas n’importe comment ! Dans cet article, on vous explique comment obtenir une terre fertile et avoir plein de beaux légumes sans se casser le dos et sans mettre de produits néfastes pour la planète.
Recréer un sol forestier
Avant toute chose, il faut penser à créer ou restaurer un sol vivant. L’exemple le plus parlant est le sol forestier.
En effet, la forêt a mis en place plusieurs stratégies efficaces pour se créer un sol fertile et autosuffisant toute l’année.
Litière permanente, c’est le nom de ce biotope dans lequel tout ce qui se retrouve au sol est recyclé pour créer de l’humus. Feuilles mortes, fruits tombés des arbres, bogues, déjections des animaux, branchages, cadavres…
Tout est transformé par la faune et organismes décomposeurs. Et l’humus une fois formé libèrera de l’azote et des sels minéraux indispensables à la croissance des plantes.
La période idéale pour réaliser la préparation du sol d’une nouvelle parcelle, se situe entre septembre et fin novembre. Cela laisse le temps à la matière de bien se décomposer, avec l’aide des pluies de l’hiver et à la faune de s’installer avant les premières plantations.
Dans la vidéo ci-dessous, Yves Gillen jardinier hors du commun, autodidacte qui vit en autonomie depuis 1970 et donne des cours d’horticulture aux jardins de Versaille, nous explique avec beaucoup de poésie les principes de la permaculture.
La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez visitez les jardins du marais à Herbignac, à 1 heure en voiture de nos vallées 🙂
Dans son jardin
Tout d’abord, sachez qu’il est inutile de vous cassez le dos à vouloir scalper la pelouse et retourner votre sol.

Si vous trouvez que votre sol est vraiment compact, vous pouvez passer un coup de grelinette, qui viendra juste aérer le sol, sans le détériorer.
Comme expliqué dans le premier paragraphe, l’idée est de recréer un sol vivant. Pour cela, mettez les feuilles mortes, le bois en décomposition et les déchets organiques collectés dans la nature, à même le sol.
Vous pouvez ajouter sur cette couche du crottin de cheval, que l’on trouve en abondace aux Vallées !
Recouvrez le tout de paille, entre 10 et 15 centimètres d’épaisseur.
Votre sol est vivant, nourissez le !
Avec cette organisation du sol, la vie va se développer et tout ce minuscule écosystème va travailler pour vous. Alors aidez-le !
Au gré de l’hiver, vous pourrez mettre vos déchets verts (épluchures, déchets verts etc) directement sous la paille. C’est un peu comme si vous faisiez un compost directement sur le lieu de vos cultures.
La vidéo ci-dessous expliqe très bien comment nourir et pailler son sol pour le rendre plus fertile.
Au printemps
Après les frimas de l’hiver la nature se réveille. Si la matière n’est pas encore suffisamment décomposée, enlevez la paille et rajoutez une couche de compost mature.
Et n’oubliez pas: ne laissez jamais la terre nue, même quand vous semez. Comme le dit Yves Gillen dans la vidéo, la terre nue est comme notre épiderme, elle est fragile et craint le soleil, le vent, la pluie. Il faut lui mettre un « vêtement » (le paillage) pour la protéger.
D’ailleurs, l’été ce n’est pas le soleil, mais le vent qui est le premier responsable de l’assèchement du sol.
Il faudra donc toujours mettre une légère couche de paillage, pour éviter la mort des organismes arrivés sur place et tuer votre sol vivant naissant.
Ces principes de cultures font partie de ce que l’on appelle la permaculture. Une manière écologique et aussi économiques de cultiver son jardin. Si vous souhaitez aller plus loin, il existe de nombreux livres et vidéos sur Youtube pour expliquer les différentes techniques.
Voici une sélection :


