La levée de la Divatte est la dernière digue de Loire construite au milieu du 19ème siècle.
Elle porte le nom de la petite rivière, « La Divatte », à la frontière entre les départements de la Loire-Atlantique et du Maine et Loire, frontière historique entre la Bretagne et l’Anjou.
Longue de 15,8 km, elle a été réalisée pour protéger, des caprices de la Loire, les habitants de toute une vallée répartie sur trois communes (Divatte sur Loire, Saint Julien de Concelles, et Basse Goulaine), et les terres agricoles inondables de ce secteur. Les crues de la Loire étaient en effet fréquentes et elles venaient gonfler le marais de Goulaine.
Les terres de la vallée étaient essentiellement utilisées pour le pâturage, aussi les récoltes risquaient d’être perdues quand survenaient les « grandes eaux ». La construction de cette levée a ainsi été utilisée comme un moyen d’assécher une partie du marais de Goulaine et d’en rendre les terres cultivables.
La levée de la Divatte a été construite sous la direction des Ponts et Chaussées, par les entrepreneurs Hémery, puis Bernard de mars 1847 à mars 1856. Un talus de soubassement fut réalisé par accumulation de matériaux (remblai, pierre, sable et terre extraits à proximité du chantier). La digue a été élevée ainsi à 50 cm au-dessus du niveau de la crue de 1843.
Renforcée dans les années 1990, la levée est aujourd’hui large de 12 à 14 m à sa base, de 5,5 à 6,3m à son sommet.
Côté Loire, la levée est protégée par un perré (revêtement fait de moellons jointoyés à la chaux qui retient le talus) et par des enrochements (butées de pied). Les pierres proviennent principalement de carrières situées le long de la Loire (Mauves notamment) ou à Nantes. Elles sont choisies pour leurs caractéristiques techniques mais aussi esthétiques. Des cales sont aménagées pour la livraison de ces matériaux. Au total, ce sont 600 000 m3 qui sont implantés sur près de 16 km. La levée de la Divatte protège 2200 ha de terres dans la vallée.
La levée de la Divatte est étroite et sinueuse: en effet, cette digue n’était pas prévue pour devenir une route. A l’origine, elle était destinée seulement au passage des brouettes et des carrioles à chevaux!
Mais avec le développement de la circulation automobile , la Levée de la Divatte a du rapidement s’adapter au passage des voitures… Un moment route nationale (!!), suite à la reconstruction de la digue après la crue de 1910, la Levée de la Divatte est à nouveau départementale (D751) depuis 1972.
Depuis le 1er janvier 2017 son exploitation est assurée par la Métropole de Nantes. En conséquence, elle devenue une route métropolitaine sous l’appellation M751.
La circulation des poids lourds y est depuis de nombreuses années interdite, afin d’éviter fissures et vibrations pouvant affaiblir la levée. Mais l’Association de la Levée de la Divatte (ALD) nous alerte: il est constaté depuis quelques mois une recrudescence de passage de poids lourds sur la digue …
La mairie de Saint Julien de Concelles est vigilante: elle possède des caméras au bout des ponts de Thouaré, et a les moyens de « télé-verbaliser » ou au moins d’interpeller les entreprises concernées.
Pour rappel seules les livraisons concernant les riverains directs en fioul, gaz, et autres sont tolérées,
La Levée de la Divatte est belle mais fragile : elle doit être préservée pour notre sécurité à tous !
Respectons les conditions d’accès et de circulation de cette belle route des bords de Loire !
Sources : https://www.levignobledenantes-tourisme.com/patrimoine-culturel/la-levee-de-la-divatte/; http://www.vignoble-nantais.eu/fileadmin/SCOT/06_PAH/06_LaDocumentation/LVC_Divatte.pdf; et Association de la Levée de la Divatte (Entretenir Promouvoir Fédérer pour la Levée de la Divatte) : http://divatte.e-monsite.com


